Je blogue peu ces jours mais je n’en pense pas moins.

Pour avoir suivi avec intérêt les compte-rendus de dossiers de presse sur les chaines de télévision parce que journalisme est un grand mot en l’espèce… Et à la suite de la lecture du communiqué de presse bien plus informatif de la FNE je constate :

  • Que bizarrement aucune rédaction n’a jugé bon de signaler les 3 variétés de maïs Monsanto autorisées par la bande.
  • Qu’il n’y a que les associations et la presse écrite pour rappeler que la dite patate OGM contient des gènes de résistances aux antibiotiques, c’est donc encore et toujours de l’OGM sale « à bas coût de mise au point avec effet garanti de pollution environnementale de facto ».
  • Que les arguments de la Commission par l’entremise de l’AESA sont toujours aussi légers. Nous voulons des études indépendantes, pas le chœur des vierges habituel.
  • Que la litanies des qualités supposées prête toujours autant à sourire. Au moins cette fois, échappe-t-on au couplet sur la faim dans le monde.
  • Que celles sur l’usage aussi… Parce que jurer croix de bois croix de fer que jamais ça ne passera dans l’alimentation humaine c’est déjà énAUrmeuh, mais en oubliant que nous avons des gènes de résistance à un antibiotique dans le coup, comme s’il n’y avait pas assez de résistances bactériennes aux antibiotiques en ce bas monde.
  • Ah ben non, en fait, c’est à deux antibiotiques… Chouette.
  • Mais… Il ne doit plus y avoir d’OGM avec gènes de résistance aux antibiotiques depuis 2004. Que fait la police ?

Après tout, j’aimerai que l’on m’explique, sérieusement, comment à l’AESA il peut y avoir des personnes payées pour faire des choses aussi énormes que :

  • Dire que les patates seront récoltées avant la floraison. Ils n’ont pas dû souvent planter des patates sinon ils connaitraient les vertus du tubercule comme mode de reproduction.
  • De facto, qu’il n’y aura pas contamination… Vous avez UN biologiste dans le staff ? Sérieux.
  • Que tous les tests sont bons, cela a-t-il été testé indépendamment de BASF ? Hein ? Dites ?
  • Amflora™, c’est joli comme nom. Non, en fait, l’AESA ne l’a pas dit, mais on ne nage pas dans la véritable dénomination du EH92-5271 (j’oublais, Amflora™ c’est ™).
  • Amflora™, mais pourquoi « flora » ? Si on la récolte avant les fleurs ? Parce que c’est joli des fleurs de patate, mais bon, voir plus haut.

Bon, tous ces problèmes ont déjà largement été soulevés en 2007, quid à l’AESA, morne plaine ?

(Je répète, il y a trois dérivés du MON 863 autorisés aussi.)

(Les gènes de résistance à la néomycine et la kanamycine remercient BASF, l’AESA, et la Commission de leur aimable collaboration.)

(Les bactéries hôtes aussi tiens…)