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Les blogs du Parti Pirate Les blogs sont lâchés !

3mar/11Off

Compte-rendu d’Apéro Pirate Transatlantique

Ça y est ! Elle est arrivée, elle a picolé, et elle est repartie, notre Thénardière préférée ! Nous avons profité de l'occasion pour réaliser la première réunion transatlantique pirate. Et on a bien mangé.

Anne découvre sa salade… avec son saladier Damien, tout content de sa pinte et de son steak startare

Quelques notes dans le désordre :

  • le net en Guyane, ça devient bon;
  • il y a un marché informatique à prendre : ils ont 5 ans de retard sur la métropole pour tout ce qui est organisation, structures et actions commerciales;
  • à Kourou (20k habitants), il y le centre spatial, plein de chinois, un cinéma (avec 2 salles) et pas grand chose d'autres en dehors du centre-ville; en gros c'est un peu mort, mais le terme correct est « relax » :P
  • il y a un gros projet pétrolier offshore qui est en train de se monter, et ça a l'air pas propre et pas rentable pour les habitants de la Guyane;
  • la bière de saison au Ninkasi, en ce moment c'est de la brune amère super sympa.

À part ça, nous allons voir avec la Thénardière pour mettre en place le projet « Je décore mon site web avec des bouts de PP » afin de proposer des boutons, bannières, logo et autres « J'aime le Parti Pirate », « Je soutiens le Parti Pirate », « Je suis membre du Parti Pirate », etc. Et si nous avons le temps, aussi, de nouvelles affiches ! Car celles de Sanpytt ont beau être sont super sympa, on aimerait bien en avoir de nouvelles.

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25fév/11Off

Le PPRA dans Lyon Capitale : « Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l’assaut des cantonales »

« Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l'assaut des cantonales », ce n'est pas nous qui le disons, mais Lyon Capitale dans le numéro 698 du 25 février 2011, pages 24-25,

Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l'assaut des cantonales
Voir en grand pour lecture

L'article mentionne le Parti Pirate Rhône-Alpes, Yves Quemener, Damien Clauzel, Gwendoline Desliens.

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24fév/11Off

Cantonales 2011 : Oups, I did it again!

Il sera donc dit que pour les élections cantonales, le PPRA emploiera la même approche que pour les élections régionales…

À savoir : se planter sur le dossier. Le dépôt de candidature s’est clôt lundi à 16h00. C'était « jusqu'à lundi 21 » et non pas « à partir de lundi 21 ». Comme quoi il faut vraiment qu'on mette en place un truc pour organiser et suivre les dépôts de candidature, car là ça fait quand même la 2e élection qu'on rate pour cause de dossier.

Bonne nouvelle : ça règle en même temps la question du mandataire financier : plus la peine de se préoccuper du compte de campagne \o/

Nous commençons à discuter avec le CAP pour faire un retour d’expérience sur ce que nous et les autres candidats du PP avons fait (et raté), afin que l'on identifie les principaux points de blocage et que nous trouvions des façons de les lever.

 


De notre côté sur Lyon, nous commençons à établir nos remarques. Concrètement, ce qui nous à posé le plus de soucis ici est (sans ordre particulier) :

1) avoir un budget

Il faut compter quelques centaines d’euros pour les impressions minimales (bulletins), sachent qu’avoir aussi des circulaires de propagande est une Très Bonne Chose. En soit, ce n’est pas une fortune, mais il faut prévoir à l’avance cette sortie d’argent.

 

2) avoir les attestations

Le justificatif de positionnement dans les obligations militaires est fourbe : c’est un papier dont on ne se sert jamais, donc personne ne sait où il est rangé. Du coup, il faut demander à l’armée d’en établir un nouveau. Rien de bien méchant, mais ça prend une paire de semaines.

 

3) avoir un programme

Monter un programme local prend UN PUTAIN DE TEMPS et demande une TONNE DE TRAVAIL. Si rassembler les idées est simple, faire le tri pour déterminer ce qui est du ressort de l’élection ciblée (régionale, cantonale, municipale, etc) est bordélique à souhait. Sans compter qu’ensuite il y a la phase de rédaction, qui demande à établir une fiche de présentation sur nos idées et propositions.

 

4) organiser la candidature

On ne dirait pas, mais cette tâche est aussi chiante que prenante, et pas simple. Il faut rassembler les dates d’ouverture et de fermeture des différentes procédures et les lieux où on les fait (avec les horaires !), coordonner le travail en conséquence et veiller très régulièrement à tout ce que soit dans les clous.

 

5) avoir des bras

Sérieusement, à moins d’être un insomniaque monomaniaque et de ne pas avoir de vie sociale, il ne faut pas se lancer dans une candidature tout seul : ça demande bien trop de temps. En nous basant sur nos candidatures ici, nous pensons qu’il faut être au moins 3 personnes bien impliquées pour que ça se passe bien. (c’est faisable à 2, mais vraiment beaucoup plus chiant et demandeur)
Concrètement, les principaux points de blocage sont pour nous :

  •  le manque de bras/temps : rien ne demande des compétences particulièrement élevées, mais tout bouffe un temps fou. Temps que justement on n’a pas énormément car on a tous une vie à côté : travail, étude, vie privée, etc.
  • la gestion de l’expérience : on passe son temps à redécouvrir les choses, car personne n’a encore pleinement intégré ce que signifie réaliser un projet de candidature. Ici, au bout de la 2e fois nous commençons juste à réaliser tout ce que cela implique et quoi faire. Il ne faut pas se faire piéger : faire une candidature valide n’est pas bien difficile, mais le faire à partir de rien en ayant une vie à côté donne tout de suite un piment certain…

 

En nous basant sur l’expérience de la CRAPP (déjà 2 candidatures de ratées :) , nous dirions qu’il faudrait songer à quelque chose du genre :
 

1) avoir un « Monsieur élection »

Le PP pourrait grandement bénéficier d’avoir une personne spécialisée dans les élections, dont la responsabilité serait juste celle-ci. Son travail consisterait à accompagner de façon *très serrée* chaque projet de candidature, afin de les piloter. Il assurerait le suivi des tâches à accomplir afin de s’assurer que le candidat ne va pas dans le mur.

C’est un rôle que nous voyons assez proche de celui de chef de projet, excepté le fait qu’il ne prend pas part aux choix et décisions du candidat qui se présente. Son rôle se borne à apporter une structuration au processus de candidature et à apporter l’expérience que le candidat n’a pas.
 

2) avoir un outil de gestion de candidature

Le PP pourrait bénéficier d’avoir un outil permettant de supporter le processus de candidature, en y rassemblant de façon lisible les différentes tâches (et leurs caractéristiques : début, fin, ressources nécessaires, productions).


 

C’est dommage de s’être planté une 2e fois, mais c’est aussi comme cela qu’on apprend. Pour les élections législatives de 2012, promis, nous serons prêts ! :)

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24fév/11Off

Interview à Lyon Capitale : ni de droite, ni de gauche, mais devant !

L'interview donnée à Lyon Capitale est en ligne !

Vous êtes tous geek avec le Parti Pirate: "ni de droite, ni de gauche, mais devant !"

Vous êtes tous geek reçoit Damien Clauzel et Bastien Arnette membres du Parti Pirate Rhône-Alpes qui présentent une candidature aux prochaines élections cantonales dans le canton de Villeurbanne centre. Au micro de Lyon Capitale, ils nous parlent de leurs ambitions politiques, mais aussi de leur programme et du numérique en France. Par ailleurs, ils invitent le leader des jeunes pop, Benjamin Lancar, à accepter d'aller boire un café avec le président du Parti Pirate français.

Un entretien à écouter et/ou à télécharger

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20fév/11Off

Avis de réunion PPRA-Twitter lyonnais

Comme vous (ne) le savez (peut-être pas), notre Thénardière préférée quitte momentanément sa Guyane pour passer quelques temps en métropole; elle passera entre-autre par Lyon.

D’où l’idée absolument fantastique d’en profiter pour faire une réunion « PP transatlantique » ! :) Et en plus d’inviter des gens de Twitter histoire d’enrichir le bazar.

Nous nous retrouverons le jeudi 3 mars 2011 à 20h00 au Ninkasi Gratte-Ciel, afin de nous rencontrer entre lyonnais et pirates.

Des questions ? :)

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15fév/11Off

Programme local du PPRA

Bon, vous êtes désormais tellement nombreux à nous réclamer le programme local du Parti Pirate Rhône-Alpes que je craque : voici les notes, brutes de décoffrage, qui nous servent à rédiger nos fiches de positionnement et de présentation.

@les autres candidats lyonnais : allez-y, vous pouvez piocher dedans. Notre programme est comme nos idées : libre (sous licence CC by-sa) et prenant de la valeur avec le partage ;)

Quand on aura suffisamment de temps (nous avons tous une vie, ici), nous publierons des choses plus propres. En attendant, s'il faut clarifier des points nous sommes disponibles pour répondre aux questions.


1) Vidéosurveillance sur le Grand Lyon

  • Réaliser un véritable retour sur les déploiements actuels
    • Une étude abondamment citée, évaluant les résultats de la Grande-Bretagne en vidéo-surveillance, parvient à la conclusion que ça ne fait que déplacer la criminalité sans la réduire. Que les seuls lieux où elle a une réelle utilité sont dans les lieux fermés : parkings, et gares de métro. Une mention particulière pour les distributeurs de billets où la vidéo surveillance est également efficace. Résultats mitigés pour tout le reste.
  • Étudier les solutions alternatives
    • le maire de Villeurbanne, contrairement à celui de Lyon est très opposé à la vidéosurveillance
  • Clarifier les questions de financement, traitement et conservation des données
    • à ce sujet, il s'agirait d'après le Canard Enchainé d'une pomme de discorde entre les préfectures et les mairies, chacune se renvoyant la patate chaude. Dans la pratique ce sont les mairies qui ont payé mais en théorie les préfecture doivent les rembourser. Il y a quelques mois, aucun budget n'était prévu en ce sens.

 

2) Municipalité

a) Ouverture des données municipales

    Pour :
  • apporter plus de visibilité aux données publiques librement accessibles à chacun;
  • renforcer la transparence dans la conduite du Grand Lyon;
    Suggestions :
  • proposer OpenStreetMaps comme plate-forme pour ouvrir les données géographiques
  • streaming des réunions publiques
  • accessibilité des documents publics de la municipalité !!!

b) Municipalités en ligne

  • amélioration des outils pour signaler les problèmes, via un bugtracker adapté : déclaration d'un problème, suivi de sa résolution, apports de précisions, inscription pour suivi, etc
  • renforcer les procédures en lignes : demande d'attestation, index *réellement* utile des informations importantes      

c) Conseil de quartier

  • renforcer promotion et attractivité (y'a que des vieux et personne ne sait à quoi ça sert)
        

3) Adaptation des transports en commun aux nouveaux usages

  • renforcement des lignes de nuit (Pleine Lune) et circulation dans dans les deux sens
  • renforcement des lignes de jours fériés
  • transport de groupes (scolaires, asso…) organisant une sortie dans la ville
  • pistes cyclables
    • interconnexion des segments protégés
    • rationalisation des pistes : privilégiées les fortes demandes, liens avec les autres modes de déplacements doux
 

4) Soutien à la création

a) « Laboratoire Ouvert Lyonnais » (le LOL)

  • http://partipirate.org/blogs/rhone-alpes/2011/01/12/mise-en-place-dun-hacker-space-lyonnais/
  • Ce projet intéresse le PPRA car il contribue à favoriser la diffusion  des nouvelles technologies, et permet de renforcer son appropriation  par le grand public. L'idée est de l'appuyer sur des structures  existantes, telles les MJC, afin de faciliter sa mise en place.
  • Dans la vision du PPRA, les (grands) lyonnais pourraient venir  participer à des ateliers d'informatique, d'électronique, d'arts visuels  et sonores, etc. Les personnes se rassembleraient autours de projets  émergents qui leur permettraient d'explorer les technologies pour créer   à partir d'elles de nouvelles choses.
  

b) La Friche ? (haha :)

  • Sérieusement, il faut faire quelque chose car juste soutenir les « artistes économiquement rentables », ça ne le fait pas…

 

5) Couverture de l'agglomération par un wifi municipal

 

6) Logement

  • renforcement du logement étudiant en ville (et non pas en périphérie loin de tout)
  • faire des tarifs accessibles aux étudiants, que ça reste du logement social. Des résidences bien placées il y en a : privées et hors de prix. 
 

7) Éducation

  • LL dans les écoles : sensibilisation, équipement, etc
    • économie, éthique, etc
    • lien avec associations locales pour interventions
    • cf le foutage de gueule au niveau des universités de Lyon…
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14fév/11Off

Mon papa à moi est un gangster

La loi dite "Création et Internet", plus connue sous le surnom de HADOPI, a été votée il y a bientôt un an et demi, et j'ai toujours le même avis que celui que j'exposais fin 2009 : elle n'arrêtera pas le partage de fichiers, à moins de devenir "Big Brother".

À l'origine la loi dite HADOPI 1 était construite pour sanctionner le partage d'œuvres protégées par un droit d'auteur, en évitant les lourdes procédures qui avaient fait de son ancêtre DADVSI un échec cuisant. Prouver que le titulaire de l'accès à Internet était bien l'auteur des infractions détectées impliquait en effet une procédure très lourde (perquisition, saisine et analyse des ordinateurs, extorsion d'aveux, etc…) pour une condamnation souvent faible en comparaison des moyens mis en œuvre.

Comme les juges refusaient de condamner sans preuves et qu'un relevé d'adresse IP n'en est pas une, la HADOPI 1 a tenté de contourner le passage devant un tribunal en remettant les pleins pouvoir de sanction à une autorité administrative soi-disant indépendante, qui donna son surnom au projet de loi, et n'aurait pas eu à s'embarrasser de scrupules

La décision du Conseil constitutionnel de juin 2009, imposant le passage par un juge pour couper l'accès à Internet, a complètement anéanti cette capacité de sanction à la chaîne sans réel procès équitable.

Afin de ne pas perdre totalement la face, une loi HADOPI 2 a été réalisée en urgence, se concentrant sur une autre approche : puisqu'il est trop compliqué de prouver que c'est le titulaire de l'accès à Internet qui a partagé un fichier, condamnons-le pour avoir fait preuve de négligence et avoir laissé son accès être utilisé pour partager ! C'est pourquoi la HADOPI ne vous accuse pas d'avoir "téléchargé", mais d'avoir manqué à votre "obligation de surveillance".

Passons sur l'aberration d'une telle approche, la sécurité absolue étant encore plus utopique pour votre accès à Internet que pour votre voiture ou votre maison. Notons simplement au passage que si les banques ou les ministères sont capables d'une sécurité relative très élevée, ils sont bien moins nombreux à offrir l'accès à leur réseau interne en Wi-Fi, car ils seraient bien incapables de le sécuriser ; mais ça n'empêche pas le gouvernement de vous demander un tel niveau pour votre accès à Internet personnel…

Là où ce qu'il reste de la HADOPI pourrait se transformer en "Big Brother", c'est dans la labélisation des logiciels de sécurisation dont l'autorité administrative a la charge. En effet, soit la HADOPI publie une liste de moyens de sécurisation réalistes (clé WPA plutôt que rien ou une vieille clé WEP pour votre réseau WI-FI, etc…) et tout le monde pourra passer facilement sous son radar. Soit elle ne labélisera que des logiciels qui, sous prétexte de "surveiller" que votre réseau ne soit pas détourné, espionneront tous vos faits et gestes et les rapporteront à une personne morale (organe de l'État, société privée…)

Il s'agira alors d'un nouveau combat contre l'évolution de la HADOPI. Mais je suis relativement confiant : la pilule aurait du mal à passer, surtout si elle était payante ! Et je vois mal les promoteurs d'un tel système, qui ont tout de même réussi à le faire ajouter dans la loi, se résoudre à le distribuer gratuitement… Au final, la voie choisie semble être une troisième, pas si surprenante : on ne publie rien, on fait semblant qu'on n'en a pas besoin,  on étouffe cette histoire de labélisation, et on secoue très fort la tête si on nous pose des questions.

La HADOPI a donc commencé à envoyer ses premiers mails d'avertissement avant d'avoir publié les moyens pour les internautes de s'en préserver. On nous lance des chiffres impressionnants à la figure, mais pour le moment il y a très peu de retours. Est-ce encore du bluff, comme au moment du vote de la DADVSI, quand les sociétés privées qui gèrent les droits de l'industrie du divertissement ont traîné sur la place public quelques pauvres bougres pour en faire des exemples, mais se sont arrêtées après une poignée d'affaires ?

Ces chiffres de dizaines de milliers de mails sont largement gonflés, et jusqu'à il y a peu, je n'avais connu personne qui en ait reçu un seul — à l'exception de Pascal Nègre qui a affirmé devant moi et Paul Da Silva que c'était le cas de la belle-sœur de je ne sais plus lequel de ses employés (un truc comme ça)… ça faisait léger.

Et là, surprise ! Mes parents m'appellent il y a quelques jours pour me demander si je ne connais pas la meilleure : ils ont été flashés ! Eux qui ne sauraient même pas utiliser un logiciel de partage de fichier, et dont j'ai correctement sécurisé l'ordinateur et le réseau WI-FI (pour précisément éviter qu'ils ne soient ennuyés plus qu'ils ne l'ont déjà été en raison de ma "carrière" politique)… Surpris par cette nouvelle, je l'ai twittée, en demandant au passage des sources pour vérifier l'authenticité du mail.

Guillaume Champeau de Numérama m'a rapidement renvoyé vers un modèle de lettre, et surtout vers une page de forum où il propose un modèle de réponse (que j'étais entre-temps déjà en train de lire puisqu'elle est en lien depuis Hadopi-Data.fr). Plus surprenant, Éric Walter, secrétaire général de la HADOPI, m'a envoyé une sorte de RTFM en me communiquant tout simplement un lien vers la page du site de la HADOPI expliquant comment reconnaître qu'un mail est authentique. Je lui ai demandé en retour le lien vers la liste des spécifications fonctionnelles pertinentes pour la sécurisation de son accès à Internet que la HADOPI doit rendre publique ; j'attends toujours sa réponse… En attendant, j'ai préparé celle de mes parents (merci encore Guillaume !) et je vais de ce pas remplir ma ficher sur Hadopi-Data.fr.

Pour ce qui est de ce relevé d'adresse IP, je peux affirmer avec certitude qu'il s'agit soit d'un "faux positif", soit d'un petit malin qui a récupéré le mot de passe du réseau WI-FI (ou FreeWifi ?), ce qui n'est je le rappelle qu'une question de temps en fonction du chiffrement que l'on choisit (en l'occurrence, le meilleur). En tous les cas, ça n'a pas plu à mes parents d'être poursuivis par la HADOPI alors qu'ils ne partagent pas… Il a fallu un peu de patience pour leur faire comprendre les tenants et aboutissants du fait qu'on ne les accuse pas d'avoir "téléchargé", mais de ne pas avoir empêché que quelqu'un le fasse avec leur adresse IP (et ce même si c'est impossible).

La HADOPI détrompe donc Stomy Bugsy (dont j'ai volé le titre de chanson pour cet article) : non, le droit chemin n'est pas "le seul par lequel on ne se fait jamais attraper". Peu importe que vous n'ayez jamais rien fait de répréhensible ni partagé d'œuvres sur Internet, vous serez tout de même poursuivi.

Lorsque j'ai raconté ça autour de moi, certains m'ont sorti les inévitables théories du complot : et si l'accès de mes parents avait été choisi parmi les nombreuses adresses IP récupérées (sur courrier papier, bien joué Free), pour en fait me viser moi ? Cette hypothèse me semble tirée par les cheveux, même si l'élection dans les Yvelines n'est pas passée totalement inaperçue, et que je suis toujours inscrit au bureau de vote là-bas alors que je vis la semaine à Paris pour mon travail.

À la rigueur, la HADOPI ayant besoin de pub, elle espère peut-être qu'en attrapant un "pirate" elle fera croire qu'elle est efficace ; puisque tout ce qu'elle peut pour le moment c'est faire peur. Alors, oui, les premiers avertissements arrivent ; mais le seul exemple concret que j'ai observé correspond à des citoyens qui n'ont pas partagé l'œuvre en question, et ont de plus protégé leur accès à Internet. Peu importe que vous soyez innocent, ça peut vous tomber dessus, on en a maintenant confirmation… Pas terrible comme image, non ?

Je reste donc convaincu que la riposte graduée ne fonctionnera jamais réellement, grâce au passage obligé par le juge — garant du respect des droits fondamentaux à commencer par la présomption d'innocence — qui refusera de couper l'accès de quiconque sans suffisamment d'éléments. Je suppose qu'il y aura bien quelques coupures ; mais, de la même manière que la DADVSI n'a été appliquée qu'après une procédure lourde, la HADOPI fera au plus un ou deux exemples avec des malheureux ayant par exemple avoué être les auteurs des téléchargements signalés. Et ce sera tout.

La HADOPI était un échec dès les travaux d'Olivennes en 2007, ça n'a pas changé aujourd'hui, et ce n'est pas en augmentant ses envois de spam qu'elle remontera dans mon estime.

Et pendant toutes ces années, les artistes et les auteurs continuent de se faire exploiter par un système obsolète, maintenu sous perfusion avec l'argent du contribuable. De nouveaux intermédiaires se mettent en place, profitant de la législation anti-partage, et se taillent la part du lion sans rien reverser aux artistes et aux auteurs. Et les gardiens de la paix chargés de traquer les vrais criminels (terroristes, pédophiles…) ont bien du mal à les repérer maintenant que des centaines de milliers d'internautes chiffrent leurs connexions pour s'échanger de simples morceaux de musiques ou des films…

Félicitations, M. Sarkozy.

NB : et le petit malin qui a détourné l'adresse IP de mes parents aurait pu choisir autre chose que le film Night and Day, j'ai l'air de quoi, moi, maintenant ?

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14fév/11Off

Compte-rendu de la 2e réunion du Laboratoire Ouvert Lyonnais — le LOL

Pour sa seconde réunion, le groupe de personnes motivées pour la création d'un hacker space laboratoire ouvert s'est réuni afin de faire le point sur les envies communes et les pistes à explorer.

 

Présence [nom (compétences | intérêt)]

  • Mirsal (Dev, problématiques internet | Fab lab)

  • Thomas (Admin sys/réseau, hébergement, sécurité)

  • Julien (photovoltaïque | Fab lab)

  • Laurent (Fabrication, impression, graphisme)

  • Yves (Laboratoire Ouvert Grenoblois, Dev, analyse d'image | projets politiques)

  • Damien (Parti Pirate Rhône-Alpes, partage de la culture | « Nœuds de partage » autonomes via équipement solaire)

  • Stéphane (projets sociaux/politiques, jonglerie | 8 bit)

  • Bastien (Réseau/systèmes, électronique, Parti Pirate Rhône-Alpes | Informatique à but politique/social, un peut sur le 8bit)

  • Invités :

    • Clément (ElectroLab)

    • Igor (MetaLAB)

 

Le fil rouge de la soirée a été la remise en état d'une cartouche de jeu pour Pokefami (ポケファミ), clone portable de la console NES. Recherche de documentation sur l'ouverture (propre !) du boîtier, décapage des contacts à l'alcool à brûler (et au scalpel !) et frottage (léger, hein !) en règle des pistes.

Nettoyage de cartouche de Mini Famicon Pocket

 
 

Les projets évoqués

Acquisition d'un local

  • Contacter les collectivités ? Probable nécessité de projets concrets et/ou d'une forme juridique.

  • S'associer à un projet alternatif existant ? Grrnd zero a été évoqué.

 

Installation d'un serveur+site web

  • Julien va installer un drupal+wiki sur un serveur perso. Bastien propose son aide

 

Fab Lab

  • Plusieurs personnes sembles intéressées.

  • Comment acquérir du matériel ?

  • Maker BOT « disponible » à libre PC (http://www.librepc.com/)

 

Musique 8 bit

  • 2,5 personnes sur le projet. Du matériel a été réuni (Game boy, Atari, chose bizarre en forme de note de musique).

  • La finalité : mise a disposition des mods réalisés pour des projets sociaux voir des représentations (Grrrnd Zero ?) et plus si affinité.

 

Apéro (Projet d’Intérêt Général ?)

  •  La fabrication de bière et d'hydromel sous licence libre a été évoquée.

  •  Damien a quelques connaissances dans la fabrication (et la consommation ?). 

 

Réseau

  • Un projet intéressant pourrait être de mettre en place un réseau informatique entre les membres du (futur?) LOL par l'intermédiaire de tunnels cryptés. En plus de permettre une communication directe et fluide entre les membres, ça permettrait de créer un lien social entre nous, le temps de trouver un local.

    • observation : un canal IRC peut suffire les premiers temps pour faire simple non ? Mais les darknets peuvent s'inscrire dans le cadre d'un projet d'éducation à la sécurité qui avait été évoqué à la 1e réunion et pour lequel plusieurs personnes semblaient manifester de l'intérêt ?

 

La soirée s'est terminée en initiation au bilboquet française et japonaise, le kendama. Constatation que, bien qu'en l'absence d'alimentation électrique, c'est très rigolo et même un peu dangereux.

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10fév/11Off

Compte-rendu de réunion : cercle de réflexion sur « L’économie numérique, les libertés publiques et les biens communs »

Le Parti Pirate Rhône-Alpes était invité ce soir à participer au cercle de réflexion des Radicaux de Gauche, sur la thématique « L'économie numérique, les libertés publiques et les biens communs ».

Nous étions une vingtaine en tout, avec une poignée de membres et de sympathisants du PP. Naturellement, nous avons fait une distribution de flyers et avons discuté de l'actualité : HADOPI, LOPPSI, vidéosurveillance, etc. Nos interventions ont porté principalement sur l'évolution des pratiques du partage de la culture dans notre société, et la nécessité d'adapter les modèles économiques actuels. Et ce de gré ou de force, car puisque les pratiques changent, la législation et l'économie doivent les suivre et non les prescrire.

Cercle de réflexion des Radicaux de Gauche avec le PPRA

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10fév/11Off

Interview pour « Vous êtes tous geek » : Les hackers au secours des Egyptiens

Interview d'Yves pour Lyon Capital

Vous êtes tous geek reçoit Yves Quemener, un jeune développeur indépendant qui a choisi d'aider les Égyptiens à sa manière, en proposant des copies de sites censurés par le pouvoir en place. Il nous parle de ses actions, mais aussi des hacker spaces, du Parti Pirate, ou bien encore de ces jeunes adolescents qui décident d'attaquer massivement certains sites Internet.

Ça parle de l'Égypte, de la Tunisie, et du Parti Pirate !

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