La Main Rouge !

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Ou quand l’autorité administrative bafoue le droit …

La censure commence,

Toute personne a droit à la liberté d’expression. Retour ligne automatique

Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières.Retour ligne automatique

La liberté d’expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l’esprit d’ouverture sans lesquels, il n’est pas de « société démocratique ».Retour ligne automatique

Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance (Convention européenne des droits de l’homme articles 8, 9 et 10.. )

Une autorité administrative peut-elle en son âme et conscience juger qu’une idée dépasse le cadre défini par la loi ? Retour ligne automatique

Comment dans une société qui veut respecter la liberté d’expression ne peut-on garantir à quelqu’un des instances sereines de dialogue ou au moins le droit à un procès équitable et juste ? Retour ligne automatique

Que s’est-il passé avec le site « Islamic News » ? Retour ligne automatique

D’après le récit qui en a été fait sur Numérama (1), un article contenant le discours d’un des chefs de Daesh aurait été mis à disposition du public sans que l’auteur du blog ne mette en garde son auditoire avec les précautions d’usage concernant le rejet des violences. Retour ligne automatique

Par ailleurs, l’administrateur du site, semble dire qu’à de multiples occasions il a rappelé qu’il n’était pas en faveur d’un mode d’action violente.Retour ligne automatique

Autrement dit, nous ne sommes apparemment pas dans un appel à l’action violente et/ou à la propagande horrible et abjecte de vidéos de mise à mort d’hommes et femmes pour leur religion, mode de vie, mode de pensée…

Or l’ensemble du site vient d’être bloqué en France. Retour ligne automatique

Et nous, simples citoyens, nous devons faire confiance au seul jugement d’une ’autorité’ pour estimer que l’ensemble de ce site fait l’apologie du terrorisme. Retour ligne automatique

Point de place ici pour répondre devant la loi, devant des juges indépendants… L’exécutif a donc piétiné allègrement le rôle du judiciaire pour trancher un fait complexe sans même entendre l’auteur des propos. Plus de droit de la défense, juste le pouvoir de l’inquisiteur.

De quelle censure aujourd’hui parlons-nous ? Retour ligne automatique

Qu’est ce que le ministère peut redouter pour ne pas vouloir initier un dialogue ou passer devant un juge pour interdire un site ?Retour ligne automatique

On va nous répondre que l’immédiateté d’internet, sa résilience impose qu’une efficacité et une rapidité se mette en place… Retour ligne automatique

Mais que penser alors des actions judiciaires en référé ? Retour ligne automatique

Ces juges ne seraient donc pas aussi prompt que le ministère le souhaiterait ? Retour ligne automatique

Que penser alors du Conseil d’État capable de rendre un jugement deux heures avant le début de certains spectacles ? Retour ligne automatique

Si le ministre de l’intérieur souhaite disposer d’un pouvoir judiciaire rapide, qu’il demande donc des moyens à sa collègue la Garde des Sceaux, la décision alors n’en sera alors que renforcée.

Dans tous les cas, nous, Pirates, n’acceptons pas la censure, comme dans le cas de ce qui nous a été rapporté d’ Islamic-News.info. Les lois liberticides et le tout sécuritaire ont envahi notre quotidien. Retour ligne automatique

Les premières opérations de censure sans jugement tombent. Retour ligne automatique

Demain, le site du Parti Pirate, qui défend la liberté d’expression, pourrait se trouver accusé de soutien, et faire à son tour l’objet de censure. Attention, citoyenne, citoyen, ta liberté est en danger.Retour ligne automatique

Ce n’est, ni plus ni moins, que le retour des lois scélérates (pourtant abrogées le 23 décembre 1992). (2)