Et si Père Castor ne pouvait plus raconter d’histoire ?

Pere Castor bâillonné

Les Pirates sont avides de connaissance. (Code des pirates, Article VI)

Les Pirates sont avides de connaissance. (Code des pirates, Article VI)


A l’heure où M. le Ministre de l’Éducation Nationale déplore les mauvais résultats des élèves français et propose de contrôler leur apprentissage par le biais de la dictée quotidienne, nous avançons que la lecture à voix haute pratiquée dans les lieux publics, tels que les bibliothèques, contribue tout autant si ce n’est plus « à souligner le caractère quotidien et central de la lecture, ainsi que l’importance d’un apprentissage systématique du vocabulaire, de la grammaire et donc de l’orthographe… »[1].
La lecture à voix haute, qu’elle soit faite à des enfants ou à des adultes, participe au partage des expériences et des connaissances, contribue à la promotion de la littérature et incite celles et ceux qui écoutent à lire davantage pour approfondir leurs connaissances et affûter leur esprit critique. Il est donc absurde d’entraver la transmission du savoir en appliquant un tarif de 30 euros minimum à chaque fois qu’une personne, quelle soit institutrice, bibliothécaire ou même l’auteure dudit livre, voudrait faire une lecture publique et/ou non commerciale.

Nous, Pirates, militons pour un accès illimité à l’information, à l’éducation, au savoir comme aux avancées scientifiques. C’est pourquoi nous soutenons sans réserve la pétition de « Shéhérazade en colère » contre les prélèvements sur les lectures sans billetterie. Nous invitons nos adhérents et sympathisants à signer cette pétition afin qu’elle atteigne, enfin, son objectif de signatures pour être transmise à la Société Civile des Éditeurs de Langue Française (SCELF).

La pétition est sur change.org : Contre les prélèvements SCELF sur les lectures sans billetterie : Shéhérazade en colère !


[1] : Le ministre de l’éducation nationale veut faire de la dictée quotidienne « une réalité » à l’école primaire


Texte écrit par Guigui, Florie et oXis. Relecture et correction par Relf et Georgette.